Le tribunal de première instance de Tiznit a rendu, lundi soir, son jugement dans l’affaire d’un réseau criminel spécialisé dans le trafic international de drogue par voie maritime. Ce dossier fait suite à une importante opération sécuritaire menée en mai dernier par les services de la police judiciaire, sur la base de renseignements précis, qui avait permis de démanteler le réseau sur les côtes d’Aglou.
L’intervention des forces de l’ordre s’était soldée par la saisie de près de 2,5 tonnes de résine de cannabis, ainsi que d’un important arsenal logistique destiné aux opérations de contrebande. Les enquêteurs avaient notamment mis la main sur des embarcations pneumatiques, des moteurs hors-bord, plusieurs véhicules et des téléphones portables utilisés par les membres présumés du réseau.
Au fil des audiences, plusieurs prévenus sont revenus sur leurs premières déclarations devant les enquêteurs, niant toute implication dans les faits qui leur étaient reprochés. L’enquête a néanmoins établi des liens entre cette affaire et d’anciennes tentatives de trafic de stupéfiants par voie maritime dans la région d’Aglou, devenue ces dernières années un point de passage privilégié pour les réseaux de contrebande opérant sur la façade atlantique.
Les investigations se poursuivent par ailleurs sur le volet technique. L’exploitation des supports numériques saisis pourrait permettre d’identifier d’éventuelles ramifications du réseau et de mettre au jour de nouveaux protagonistes impliqués dans ces activités criminelles transnationales.
Au terme des délibérations, le tribunal a condamné le principal accusé, un ancien membre de la Marine royale, à cinq ans de prison ferme. Un deuxième prévenu a écopé de quatre ans d’emprisonnement, tandis qu’un troisième a été condamné à deux ans de prison. Le quatrième accusé a, en revanche, été acquitté.
Outre les peines privatives de liberté, la juridiction a prononcé des amendes dont les montants varient selon le degré d’implication des condamnés. Elle a également ordonné le paiement solidaire de plus de 25 millions de dirhams au titre des droits et pénalités douaniers, dans le cadre des poursuites portant notamment sur le trafic international de stupéfiants, la tentative d’exportation illicite, l’usage de faux documents administratifs et l’utilisation de fausses plaques d’immatriculation.


